Prix photo Pulitzer 2007

News, ou plutôt reportage photo trouvé via Techbee (belle trouvaille). Est ce du voyeurisme comme pourrait le dire certain ? Ou artistique dans ce malheur ?

A vous de juger ces photos, en noire et blanc, de Renee C. Byer, assez dures voire carément tristes, peignant la plaie que le cancer a amené dans cette famille.

Dans la suite du billet, un diaporama reprenant les photos, mais sans les commenatires, qui sont absolument à voir sur le site !

7 commentaires

  1. Tu veux qu’on juge alors je juge. Bon déjà, je trouve qu’il faut en avoir pour bloguer ce genre d’images. Moi, je trouve que c’est un reportage photo. A ce titre, ce n’est normalement pas de l’art, ni du voyeurisme. Pourtant, ici, la frontière est toute mince.
    C’est évident que c’est un reportage. En plus, de grande qualité (pas Pulitzer pour rien). Avec ce genre de sujet, on passe vite au racolage et/ou morbide. Au contraire, ici, on est à 10,000 km de ça. C’est beau, émouvant, mais en plus c’est informatif. Pour beaucoup, le cancer est juste une notion, un mot un peu vague. Ici, Renée C. Byer nous montre tout ce qu’il peut y avoir derrière ce mot. Il nous montre à quel point c’est horrible.
    Aussi, ces photos sont un hymne à l’amour. Le combat est perdu d’avance mais les soutiens sont là. La mère consacre tout son temps à l’enfant.
    Seul bémol, les photos sont volontairement surexposées. Je pense qu’il s’agit là d’une allusion au divin. C’est la fameuse lumière divine, comme pour rappeler que même si c’est difficile, dieu veille sur l’enfant. Pour moi, c’est un bémol mais c’est peut-être ce qui a fait le Pulitzer. Sans cette surexposition, les photos auraient été beaucoup plus dures. Peut-être qu’alors on serait tombé dans le voyeurisme.

  2. C’est tout à fait le genre de réponse qui me plait !
    J’avais remarqué rapidement sur quelques photos cette surexposition, qui parfois donne, sur l’enfant, un voile particulier qui pourrait en effet faire penser à une protection « supérieure ».
    En tout cas, pour ma part je trouve aussi qu’un tel reportage photo est vraiment instructif, éducatif et saisissant.

  3. J’ai vraiment été secouée par ce reportage-photo, et merci de l’avoir repris en lien, c’est d’une dureté "utile". Pour ma part, j’ai été révoltée par les difficultés économiques et les huissiers que l’on devine derrière quelques photos, alors que ces personnes vivent une épreuve déjà affreuse. La photo où la mère demande à un ami comment elle va payer les funérailles, alors que l’enfant écoute, est au-delà du soutenable pour nous, qui avons notre fameux "modèle social", à la pointe de l’actu en ce moment, où la communauté, heureusement, prend en charge les frais medicaux et les terribles détails "d’intendance".

  4. ça cingle les yeux, ça transperse l’estomac, ça racle l’échine…on aimerait tous que cela n’existe, mais ces images, reportage photo ou pas, artistiques ou pas, surexposée ou pas, nous rappelle au bon souvenir de la mort.

    Parfait !

  5. Bravo à cette maman qui nous a montré l’amour avec un grand A. Son fils malgré l’horreur de sa maladie, a reçu beaucoup d’amour et de tendresse avant de fermer les yeux. Photos très éprouvantes.

  6. etre mère d’enfant atteint de maladie incurable est
    une grande épreuve très très douloureuse
    pour une mère…cette souffrance est indescriptible!
    Derek ne souffre plus..mais sa mère souffrira
    jusqu’a ses derniers jours…

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